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Le compost du Tiers-Lab

  • 1 juin
  • 4 min de lecture


Pourquoi installer un compost ?


Au Tiers-Lab des Transitions, on essaie d’agir concrètement, à notre échelle.

Le compost faisait partie des choses qui avaient du sens pour nous. Pas juste pour “faire bien”, mais parce que c’est cohérent avec ce qu’on défend tous les jours autour des transitions écologiques et sociales.


Quand on y pense, une grande partie de nos poubelles est composée de déchets organiques : épluchures, marc de café, restes alimentaires… Des choses naturelles, qui pourraient retourner à la terre au lieu d’être transportées puis incinérées.


Alors on s’est dit : pourquoi ne pas les valoriser directement sur place ?


C’est comme ça que le compost du Tiers-Lab est né.


Une pratique plus ancienne qu'on ne le pense


Le compost n’est pas quelque chose de nouveau. En réalité, il existe depuis des milliers d’années.


Bien avant que le mot “compost” existe, les premières civilisations avaient déjà remarqué que les déchets naturels en décomposition rendaient les sols plus fertiles. Des traces de pratiques proches du compostage ont été retrouvées dans l’Antiquité, notamment chez les Romains, les Grecs ou encore dans certaines civilisations chinoises. Les agriculteurs mélangeaient des feuilles mortes, du fumier, de la paille ou des restes végétaux pour enrichir leurs terres.

À l’époque, ce n’était pas présenté comme une solution écologique. C’était surtout du bon sens : rien ne se perdait vraiment, et tout pouvait retourner à la terre.


Le principe du compost repose d’ailleurs sur quelque chose de très naturel. Dans une forêt par exemple, les feuilles tombent au sol, se décomposent grâce aux micro-organismes, aux vers de terre et à l’humidité, puis deviennent un sol riche qui nourrit à nouveau les plantes. Le compost reproduit simplement ce cycle naturel.


Le développement du compost “moderne” est arrivé plus tard, surtout au XIXe et au XXe siècle, avec les premiers travaux scientifiques sur les sols et l’agriculture. Un agronome anglais, Sir Albert Howard, est souvent considéré comme l’un des pionniers du compostage moderne. Dans les années 1920, il a beaucoup travaillé sur les méthodes naturelles pour améliorer la fertilité des sols, notamment en Inde, et ses recherches ont largement inspiré l’agriculture biologique.


Aujourd’hui, le compost revient progressivement dans les habitudes, notamment avec les enjeux liés aux déchets et à l’environnement. Finalement, ce qu’on considère parfois comme une “nouvelle pratique” est surtout un retour à quelque chose que l’humain faisait déjà naturellement depuis très longtemps.



Concrètement, comment ça fonctionne chez nous ?



Au Tiers-Lab, le marc de café récupéré de la machine ainsi que les restes alimentaires et les épluchures sont directement jetés dans le compost.

Les biodéchets sont donc valorisés directement sur site, dans le jardin.


Le compost est rempli pendant environ six mois, puis laissé en maturation pendant encore six mois avant d’être utilisé.


Le but n’est pas seulement de réduire les déchets. Il y a aussi une vraie logique de cycle naturel : ce qui vient de la terre retourne à la terre.

À quoi sert réellement le compost ?


Le compost permet plusieurs choses.


D’abord, il réduit la quantité de déchets produits sur place. Aujourd’hui, les biodéchets représentent environ 30 % de nos poubelles. Les composter permet donc d’éviter une partie de l’incinération ou de l’enfouissement.


Ensuite, le compost nourrit naturellement les sols. Il améliore leur qualité, leur fertilité et aide la biodiversité du jardin à se développer.


Mais c’est aussi un outil de sensibilisation. Les personnes qui passent au Tiers-Lab voient le compost, posent des questions, découvrent comment ça fonctionne. Ça rend les choses plus concrètes et parfois ça donne envie de faire pareil chez soi.



Quelques chiffres qui parlent


  • Un Français produit environ 83 kg de biodéchets par an

  • 1 tonne de biodéchets compostée permet d’éviter environ 250 kg de CO₂

  • Les biodéchets représentent près d’un tiers de nos poubelles


À l’échelle d’un lieu comme le Tiers-Lab, ce sont de petits gestes, mais qui prennent du sens lorsqu’ils deviennent des habitudes collectives.




Un projet construit avec TERRE2MAINS


Ce projet n’aurait pas vu le jour de la même manière sans TERRE2MAINS, qui nous a accompagnés dans sa mise en place.


Leur aide nous a permis de créer un compost adapté au lieu et à son fonctionnement, tout en gardant une approche simple et accessible.


Et maintenant ?


Aujourd’hui, le compost fait complètement partie de la vie du Tiers-Lab.


Il continue d’évoluer avec le lieu, les personnes qui le fréquentent et les usages du quotidien.


Ce qu’on aime surtout, c’est qu’il montre qu’une transition écologique peut aussi passer par des choses très simples, visibles et concrètes.


Pas besoin de grands discours parfois. Juste remettre un peu de logique naturelle dans notre manière de consommer et de jeter.



Merci à TERRE2MAINS pour leur accompagnement sur ce projet.


Et si vous passez un jour au Tiers-Lab, vous croiserez sûrement notre compost quelque part dans le jardin 🌿


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